xiaonanane

19 mars 2009

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Oui oui, ça existe...

    Bon Laure, cette fois-ci, je vais essayer de faire mieux...
    Petit voyage de cinq jours dans le Guangxi...Peu de temps certes, mais je vous assure que j'ai eu le temps de me couper de tout! L'objectif du voyage n'était pas tant de partir en vadrouille à droite et à gauche, mais plutôt de trouver un petit nid bien douillet entre les montagnes et les fleuves immenses. Yangshuo! Le paradis, je vous assure! D'accord, une ville très touristique, d'où les "Beautiful girl, come to my shop", et les "Looka looka!"...Mais, passé ces deux rues archi-commerçantes, le Lijiang, en plein coeur de la ville, et ces montagnes aux formes étranges. J'éviterai toutes tentatives d'analyses géologiques, et me contenterai simplement de dire que je n'ai jamais vu de montagnes de cette sorte. Ce sont de grandes masses, arrondies au sommet, séparées les unes des autres, qui ont toutes des formes plus bizarres les unes que les autres. A vrai dire, je les trouve assez drôles, et plongées dans la pénombre, on peut vraiment imaginer une réunion de géants difformes ou de gentils monstres. Ces grands fleuves, ces montagnes tout autour, la verdure, les orangers, les fleurs...Et les bateaux en bambou! Car partout sur les fleuves, pleins de petits bateaux qui voguent paisiblement. Nous avons bien sûr fait une balade en bateau, entourés ces montagnes...Superbe! Deux sièges installés sur ces rondins de bambous (assez inclinés pour que l'on puisse s'assoupir un peu...), le soleil, une légère brise, des gens qui se baignent dans le fleuve (un boeuf aussi!), des pêcheurs, des grottes, des cascades, des rochers, des grands oiseaux...
    Yangshuo, c'est aussi les longues promenades à vélo dans les villages, autour de cette petite ville. Des moments tellement agréables! Nous sommes montés au sommet de la "Montagne de la Lune", d'où l'on pouvait voir toutes ces montagnes qui nous entouraient, les fleuves, les jolies petites maisons en bas. Pourquoi la "Montagne de la Lune"? Parce qu'il y a très très longtemps, la Lune était très fatiguée de veiller toute la nuit, alors elle s'est posée quelques instants au sommet de cette montagne...En remontant dans le ciel, elle a laissé son ombre au sommet du "Yueliang shan"...Chut, ne répétez pas cette histoire...C'est moi qui suis entrain de l'inventer! A déjà de percer l'énigme de cette Lune, un moment sportif très agréable...Presqu'une heure de montée! Et nous sommes passés par un petit passage secret avec une dame du village...C'est rigolo de frauder en Chine! Mais, on a été puni...On a vu un serpent...Un vrai de vrai, argh!
       Nos pérégrinations en vélo nous ont conduits dans de charmants petits villages: les rires des enfants dans la cour de l'école, les rizières, les toutes petites maisons, les "cimetières sauvages", les petits chemins tortueux, les paysans, les ponts, les boeufs et les poules en liberté...Et ce petit restaurant fermier où l'on a si bien mangé! Les gens de cette région sont d'une gentillesse assez exceptionnelle, et l'on ressent une véritable sérénité dans cette ambiance, entourés par ces paysages grandioses.
   Quelques moments rigolos... Nous pédalions, nous pédalions...Et soudain, le fleuve Yu Long! Pas de pont! Comment passer de l'autre côté? J'étais bien tentée de prendre mon vélo sur mon dos et de me jeter à l'eau...Héhé, vous connaissez ma force herculéenne! Mias nous avons opté pour une option plus...chinoise: des petits bateaux en bambous, surlesquels nous avons intallés nos vélos! Très très drôle! Mais je reste un peu frustrée malgré tout...Je crois que j'aurais bien aimé tomber à l'eau!
    Et puis, Yangshuo et Guilin, ce sont aussi des plats délicieux...Oui, je sais, je dis toujours que c'est dé-li-cieux...mais je vous assure que la cuisine chinoise m'épate! Sauf que dans le Guangxi, j'ai  fait un peu ma difficile: j'ai laissé mon frère manger du chien en solitaire!!
   
    Si un jour vous avez besoin de couper avec tout et de vous perdre un peu dans la nature...Volez vers Yangshuo!!

    

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03 mars 2009

Petit voyage dans le Yunnan...

        Oui oui je sais, j'ai un peu disparu ces derniers temps, but holidays are holidays...Pas trop le temps (ni l'envie?) de m'asseoir dans un de ces cyber-cafés gigantesques, entourée de ces dizaines de mecs qui jouent en ligne ou tchatent sur QQ! Et puis, pas envie de m'énerver non plus contre une saleté d'ordinateur, parce que voyez-vous, comme à mon habitude, je viens d'écrire des lignes et des lignes qui viennent de se perdre dans les affres du web alors que j'essayais patiemment de vous mettre une belle photo. Alors les photos, vous attendrez! Argh...Mais, je m'arme de courage, je rentente le coup! La vraie vérité, c'est que je veux mettre à l'épreuve ma nouvelle connection wifi, je revis...Je me sens à Paris!
     Après deux mois de vacances, me revoilà sur les bancs de l'école, et mes livres n'attendent plus que je les ouvre...Ce que je suis entrain de faire, comme vous le voyez! Sincèrement, c'est un peu dur de se retrouver en cours chaque jour à 8h après ces si jolies vacances.

      Comment commencer? Un plan, un plan! Oui oui, Lucie, j'aime toujours les digressions... Mais Jacqueline est plus forte que toi, non j'ai pas un cerveau de tortue! Tiens, soyons originale: et si je commençais par le début?
      Arrivée chaotique à Kunming le 1er février sans ma cop-copine, coincée dans le ciel finlandais. Et là, dès les premiers instants dans cette ville: la renaissance! Dans le glacier pékinois, j'avais oublié que le soleil existait! Vous savez, quand on a très chaud, on oublie les sensations que l'on a quand il fait froid....Pendant dix jours, le froid m'a paru une invention de mon imagination! Pendnat dix jours, le manteau n'a été qu'un accessoire superflu. Le bonheur: je retrouve le soleil, les oiseaux qui chantent, et surtout le vert - des palmiers partout, de grands arbres, des fleurs de toutes les couleurs dans les jolies parcs.
     Première exploration solitaire de Kunming à pied, balades près des grands lacs dans les parcs entourés de grandes montagnes. J'ai eu la chance de pouvoir assiter aux derniers spectacles de la foire du Nouvel an, dans le grand parc de Kunming, près d'un lac immense, sous les saules pleureurs.
     Au hasard des rencontres, on improvise souvent son voyage. On décide donc de partir plus tot que prévu pour cette si jolie ville dont on nous a tant parlé, Dali (oui oui, comme le peintre!). Une très jolie ville en effet: un grand lac, les montagnes, des maisons charmantes, le calme de la petite ville. Evidemment, nous n'étions pas les seules à connaître l'existence de ce petit coin, d'où: les touristes et tout ce qui va avec. Mais il suffit de se prendre au jeu, ou tout simplement de s'évader un peu dans la montagne, comme nous l'avons fait. Une très jolie balade dans les montagnes -pour moi une randonnée, pour ma cop-copine une simple petite marche!-, Dali et son grand lac à nos pieds, et au bout du chemin, un charmant petit temple. Une ville qui me laisse un jolie souvenir: la sympathie des gens, les paysages paradisiaques, les brunch de rêve, le bel artisanat, les remparts, le climat idéal.
      Mais nous avions un grave problème: seulement dix jours, et tant de choses à voir! Après avoir abandonné l'idée de se dupliquer (les technologies chinoises sont très avancées!), on a finalement renoncé à aller au lac Logu, au grrrrand désespoir de ma cop-copine, fascinée par les Mosu, et leur "mariage ambulant". Il fallait donc être raisonnable et arrêter notre périple à Lijiang pour être en temps et en heure à l'aéroport, retour au pôle nord.
     Et c'est reparti pour quelques heures de bus, où l'on croit vivre son dernière heure à chaque seconde. M'enfin, dans ces beaux paysages, même çà, on le prend agréablement! Des champs verts en terasse, des petits villages, les montagnes, les boeufs, les poules...La vraie campagne chinoise, enfin!
    Effectivement, Lijiang est une ville charmante, qui semble tout droit sortie d'une carte postale: des petites ruelles tortueuses, des canaux, des ponts, des petits restaus mignons, des musiciens, des places animés, les toits en cascade ...Sans les hordes de touristes, une ville vraiment fascinante! Mais attention, n'imaginez pas la petite ville tranquille où tout est fermé à 20h! Le soir, deux rues en folie, avec une succession de bars et karaokés et des chinois déchaînés. Et ma cop-copine a même eu l'occasion de devenir la star d'un soir et de croûler sous les fleurs! Haha!
     Autour de Lijiang, des petits villages tranquilles, entourés de champs immenses et de montagnes. Alors, nous avons loué des vélos pour aller voir un temple réputé pour ses fresques, et aussi parce que ma cop-copine tenait absolument à offrir ses fleurs aux moines! Mais sur le chemin, nous avons traversé un village assez animé, où il y a avait un mariage. On demande à voir la mariée, on lui offre nos fleurs (tant pis pour les moins hein, ils n'avaient qu'à se marier!), et hop! on nous invite à partager le repas! On devient donc l'attraction de la cour, pendant quelques minutes, puis on nous apporte une dizaine de plats...tous plus étranges les uns que les autres! Enfin, nous étions bien contents de nous trouver là, alors on s'est jeté sur les aliments...identifiables..., et on a observé ce qui se passait autour de nous. J'ai essayé de parler un peu aux gens autour de nous, mais la communication était assez difficile (voir impossible!), car c'était un mariage Naxi, une des principales mirorités de la région, et les personnes qui ne sont pas allées à l'école ne parlent pas mandarin. Mais avec quelques sourires, on se comprend aussi bien! Nous sommes restés un bon petit moment, le temps de voir les cadeaux, et d'assiter au clou de l'après-midi: le marié, accompagné de garçons célibataires, qui défoncent la porte de la pièce où se trouve la mariée, avec ses copines, célibataires aussi. Un moment surprenant! Et hop! On reprend la route en direction du temple!
    
       Malgré tous ces beaux moments, mon chouchou, c'est bien sûr cette randonnée de deux jours dans la gorge du saut du tigre. Il faut le dire, notre départ a été un peu..."mouvementé": pendant une heure et demie, un homme nous a suivi à cheval. Arrrrrr! Je lui ai gentiment dit qu'il pouvait nous devancer ou faire demi-tour...mais il était plus collé à nous que nos propres ombres! Entre l'agacement et le stress, j'étais bien décidé à lui dire, de façon la plus claire, qu'il nous soulait grave sa mère! Mais, imaginez les montagnes immenses, tououout en bas, le grand fleuve, le petit sentier de montagne, au bord d'un précipice....J'ai vu trop de films! En fait, ce n'était ni un meurtrier, ni un voleur, mais simplement un mec du coin, qui a l'habitude de porter les sacs des touristes trop fatigués...Sauf que nous, on n'est pas des mauviettes! Bon, j'avoue que Malena, tu avais vraiment un rythme d'enfer (ah, le triathlon!)...et moi, haletante, et paralysée parfois par ma peur du vide! Mes des paysages superbes, tout autour de nous...Et le déjeuner dans ce petit village, le soleil, la nuit dans les montagnes, en face de ce pic enneigé, malgré la chaleur, la cuisine Naxi, les rencontres, les insectes étranges sur le chemin, les montées qui n'en finissent pas, puis les descentes interminbles dans les forêts de bambous, les cascades...Un moment de rêve, une vraie évasion!
     Sur ce, je repars en voyage, avec Morphée cette fois-ci...La suite au prochaine épisode!
   
       

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17 janvier 2009

L'enfer des bibliotheques...

          Hier, j'avais prévu une journée studieuse dans des bibliothèques, car même si le temps semble s'être suspendu à Pékin, il avance dangereusement vite à Paris, et je sais d'avance que le temps des dossiers, mémoire et autre babioles à rendre arrivera bien plus vite que prévu. Donc bonne résolution en perspective!

       Quelle bibliothèque pouvais-je bien choisir, pour trouver éventuellement quelques ouvrages en anglais, ou ô miracle, en français? La grande bibliothèque nationale! Ou plutôt, la grrraaande bibliothèque: un monstre! Deux énormes bâtiments: un ancien, l'autre moderne...Certainement plus grande que toutes les bibliothèques municipales de Paris réunies! Et depuis toujours, les grandes bibliothèques m'angoissent... Oppressée par tous ces siècles de savoirs? Peur d'y restée enfermée la nuit? De me perdre dans ce labyrinthe? Ou plus bêtement...peur que ces kilos de réflexions me tombent sur la tête (!!) ? Bref, bref, bref...Toujours est-il inconsciemment, certainement, avant même de me perdre  dans les dédales de la connaissance, je n'ai pas trouvé quel bus emprunter pour y aller! Pleine d'énergie, je me lance dans une bonne heure de marche, heureuse de faire un peu d'exercices, avant de passer des heures à bouquiner.
              Arrivée à la bibliothèque: quelques petites minutes pour comprendre le bâtiment dans lequel je dois me rendre, plusieurs dizaines de minutes pour comprendre que l'on n'a pas le droit d'entrer avec nos sacs, et que l'on doit mettre nos affaires dans un vestiaire, avec un code, un papier et blablabli et blablabla...Je me dis sereinement que c'est une procédure que l'on trouve souvent en Chine, peut-être nécessaire vu le nombre de la population. Donc sereine...Je remplie mon formulaire d'inscription. Détendue... Et voilà qu'elle me dit qu'en tant qu'étrangère, il me faut mon passeport! Ah non non, hors de question que je fasse demi-tour. Un gentil garçon qui m'avait aidé depuis le début à comprendre toute l'organisation de la bibliothèque lui demande poliment pourquoi ma carte d'identité ne suffit pas...Je me sens tellement loin des Chinois dans ces moments- là! Moi, je serai plutôt du genre à protester haut et fort (bon, d'accord, pas dans la bibliothèque nationale, quand même!), lui impassible et serein... Je me rends de plus en plus compte qu'on est un pays d'hystériques!!

            J'avais un besoin irrésistible d'assouvir ma soif de lecture...Direction l'Académie centrale de théâtre, dans la rue la plus mignonnes de toutes les rues mignonnes de Pékin: Nanlouguxiang! Petite feinte: "Oui oui bien sûr, je suis une étudiante de votre école". Et hop! Je me me faufile dans les rayons: très peu de livres en anglais (aucun en français!), et des milliers de revues, essais et livres en tout genre sur le théâtre, en chinois bien sûr...Et c'est là que j'ai compris la frustration! J'ai sous les yeux toute la matière dont j'ai besoin pour mes recherches...mais il me faudrait des heures pour lire un article, alors même que je dois en lire des dizaines! Après en avoir feuilleté quelques uns, à un rythme d'escargot, je suis retournée à mon seul livre sur mon sujet, en français, qui heureusement est passionnant. Quelques heures passées dans mon "café-arbre", où on se prend pour le Baron Perché de Calvino, regardant le vie de très loin, depuis notre arbre...

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10 janvier 2009

Ah, les vacances...

        A Pékin, ce n'est pas un mois de fête -avant Noël et le 31 décembre-, mais deux mois! Et oui, après les guirlandes et les Père Noël  à chaque coin de rue, voici venu le temps des petits bœufs rouges (j'ai appris dans les restaurants et magasins que c'était l'année du bœuf!), des lanternes rouges, des guirlandes rouges et phrases de vœux parallèles rouges, autour des portes... Portée par cet "élan rouge", je vois en ce moment la vie en rouge: une petite lanterne rouge dans ma chambre,mon petit Livre Rouge, un pantalon rouge (oui, oui!!)... En ce moment, Pékin est habillé de rouge et blanc: non pas la neige,malheureusement, mais la glace sur les lacs! Car ces périodes de fête se déroulent dans le grand froid...Et si vous croyez que j'exagère (et oui, je reconnais que c'est une tendance naturelle!), j'ai une preuve à l'appui: les lacs sont si gelés qu'ils sont remplis de gens qui patinent, font de la luge, ou de cet étrange "vélo de glace". C'est vraiment très beau à voir! Mai j'ai peur!! Evidemment, moi aussi j'aimerais faire ma Kate Winslet dans "Eternal Sunshine of the Spotless mind"...mais avec ces maudits trois kilos que j'ai pris depuis que je suis ici, je ne peux pas m'empêcher de penser que la glace ne résistera jamais à mon poids éléphantesque!! Certes je marche sur l'eau...mais avec précaution! Je ne suis qu'à moitié divine!

        Sincèrement, comment ne pas prendre du poids dans ce pays où les rues, du matin au soir, sont remplies d'odeurs follement délicieuses ? Et même quand je rentre tard dans la nuit, la douce odeur des brochettes cuites en plein air vient me chatouiller les narines...Un supplice!! Je reste sage, malgré tout...Et me réserve pour les mille délices chinois, et notamment ces fameuses fondues. Non, ne me parlez pas de fromage, c'est déjà assez dur comme ça! Pas de fondue savoyarde, mais une fondue...chinoise (surprenant!): une grande marmite placée au centre de la table, chauffée par en-dessous, dans laquelle on fait cuire de la viande, de la salade, du toufu, des nouilles et champignons tous plus hallucinants les que les autres...Outre le fait qu'il est difficile de s'arrêter de manger tellement c'est bon, c'est un repas très convivial...et dangereux! Et oui, je suis une pro pour laisser tomber la cuillère dans l'eau bouillante, ou éclabousser mes charmants voisins! Enfin, apparemment, je ne suis pas la seule: la dernière fois que nous sommes allés manger un "huoguo" dans ce joli restaurant près de ma fac, les serveurs nous ont donné un tablier à tous...C'était pas vraiment la classe, mais c'est drôle de se dire que les rôles semblent inverser (les clients avec le tablier blablabla, vous me suivez?). Et voilà, vous avez remarqué? Je vous retrouve après plusieurs semaines d'interruptions...Et hop! La bouffe!

        Les premiers jours de vacances ont aussi été pour moi l'occasion de revoir les beaux endroits de Pékin, avec ma mômon. Un temps glacial, presque personne dehors: le paradis! Je dois dire qu'après plusieurs mois ici, je n'en reviens toujours pas de la beauté de ce pays; mais malheureusement, les hordes de touristes, étrangers comme Chinois, font souvent un peu "tâche" dans ce décor... Avec le froid, les troupeaux rentrent à la maison...Il est temps de sortir! Plus de petits drapaux jaunes qui  flottent  dans chaque coin de la Cité interdite, plus de vilains haut-parleurs dans les temples (oui oui, c'est du déjà vu!), mais le vide! Le froid, et le blanc des lacs qui contraste avec les couleurs superbes des kiosques, pagodes et pavillons. Le silence. Les arbres n'ont plus leurs feuilles, une vue dégagée... Un spectacle que j'ai trouvé particulièrement fascinant au Palais d'Ete, cette immense résidence impériale, où l'on peut errer entre temples, galeries, pavillons, jardins... Un havre de paix qui semble en dehors du temps. Au détour d'une de ces galeries rouges, bleues et vertes, un rayon de soleil, et ce monsieur, absorbé par ses pensées, qui chante et joue du "erhu", violon chinois...

       Quant à moi, ma nouvelle chambre et la vue que j'ai me font également rêver! Des immeubles, évidemment, et au loin, les grandes montagnes près de Pékin. Au sommet de l'une d'entre elle, je remarque quelques chose de grisâtre, alors je me plais à dire que c'est la Grande Muraille...Et je détesterais profondément tout ami qui démontrerais, de façon logique et rationnelle, que ça ne PEUT pas être la Grande Muraille...puisque moi je sais que ça l'est.
        Les vacances, c'est aussi les projets, les départs! D'abord le Yunnan, puis le Guangxi...deux régions qui ont l'air magnifiques! Les montagnes, je ne les verrai plus de loin cette fois-ci, mais je serai au sommet!
 

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18 décembre 2008

Noël à Pékin...

 La dernière fois que je suis allée acheter mon précieux objet, ma drogue, mon petit plaisir matinal –mon pot de Nutella-, j’ai eu le plaisir de tomber sur deux charmants Père Noël. Moi qui croyais qu’ils resteraient  loin de Pékin, et qu’il était impensable de voir leurs petits bonnets rouges ici,  je m’incline devant ces jolis Père Noël. Et oui, je sais bien qu’ils sont les enfants de Coca-Cola, je sais aussi que c’est une période qui donne la nausée, à tous les du terme…Mais malgré tout ce que je peux penser, j’avais un petit pincement au cœur quand je réalisais que je ne verrais pas les illuminations, qu’il n’y aurait pas de sapins dans la rue, et de gros Père Noël aux visages tout rouge…

 Plus de pincement au cœur ! Aussi étrange que cela puisse être, Noël est bel et bien à Pékin. Dans la rue, dans les magasins, partout des guirlandes, des « Merry Christmas », des sapins recouverts de neige artificielle, des grosses boules de Noël...La dernière fois, je me baladais à Wangfujin (en direction de l’immense librairie, un vrai Temple du Livre), je luttais contre le vent Nord, et me repassais dans la tête quelques projets pour le week-end qui arrivait. Tout à coup, j’entends des sons de cloches ! Mais des cloches comme chez nous, enfin comme chez vous ! Je m’arrête. Je regarde autour de moi. L’Eglise de Wangfujin (une des plus importante de la ville), est encore loin de moi. Et c’est alors que je vois un immense Père Noël sur un bâtiment ultra-moderne, et que je comprends que ces cloches qui sonnent ne sont qu’un enregistrement. Franchement, quand on se trouve en plein centre de Pékin, ça fait un choc. Et je dois dire que je suis partagée : d’un côté, je dois reconnaître que cela fait du bien d’être plongé cette ambiance de Noël, à Pékin, comme en France. Mais, depuis quand Noël est chinois ?? Il y a quelques chrétiens en Chine, certes, mais Noël ne fait absolument partie de la culture chinoise. Tout comme la Saint-Sylvestre. Le Nouvel an, pour les Chinois, c’est entre janvier et février (cette année, le  26 janvier). Cependant, je crois que Pékin, et peut-être d’autres grandes villes, font exception. Pékin est une ville très cosmopolite, et ouverte aux cultures étrangères, notamment à l’Occident. Il semble que Noël rentre peu à peu dans la culture chinoise (pékinoise), au même titre qu’Halloween ou que la Saint-Valentin. Une occasion de plus de faire la fête et de bien manger, finalement !

 Bien que Noël soit ici et que les repas du Réveillon semblent plus appétissants les uns que les autres, je ne dégusterai certainement pas la cuisine des grands chefs cuisiniers venus des quatre coins du monde, mais je suis bien tentée d'aller passer Noël dans un ravissant restaurant tibétain, avec danseurs et musiciens.  Patrick Sébastien ne me manquera pas !

 

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09 décembre 2008

Le dernier métro

          Si vous aussi vous pensez que l'on est envahis par la pub en France, que diriez-vous à Pékin?! Du matin au soir, dans tous les lieux...On en mange sans arrêt! Et si on est trop gentils, on se retrouve à la fin de la journée avec un sac gros de flyers vantant les qualités du nouveau restaurant spécialisé en canards laqués, de la crème qui rend la peau plus blanche que la neige la plus blanche, du centre où l'on apprend à parler couramment anglais en un mois, du nouveau téléphone portable qui change de couleur selon son humeur...Trois solutions: ou on adopte l'attitude parisienne, c'est-à-dire qu'on cache ses mains bien profondément dans ses poches, qu'on baisse la tête, et qu'on manque de renverser cette pauvre demoiselle qui distribue des flyers dans le froid; ou on prend poliment ce bout de papier et on s'empresse de chercher une poubelle; ou on lui dit que l'on a déjà ce flyer, auquel cas on la laisse perplexe sur le trottoir, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, n'en revenant toujours pas d'avoir entendu une "laowai" parler chinois. C'est généralement cette solution que je choisis, moins parce que je déteste la pub, que pour voir cette expression de surprise sur leurs visages. Car les Chinois sont toujours très agréablement surpris que des étrangers puissent parler leur langue; et il suffit parfois de baragouiner quelques mots, pour qu'ils vous complimentent. Rien à voir avec ceux que l'on connaît si bien, vous et moi, et qui se foutent de la gueule du moindre petit accent ou faute de français...Je dois vous dire que cette arrogance si présente dans mon CHER pays (oui oui!) ne me manque absolument pas. Cette phrase a beau être clichée, je m'en fiche, je le pense, alors je vous le dis:les Chinois sont exceptionnellement accueillants et ouverts avec les étrangers. Je vous assure, je ne me sens jamais "étrangère", comme beaucoup peuvent se sentir étrangers en France. Certes, dans la rue ou dans le métro, des dizaines de paires d'yeux son posées sur moi et scrutent le moindre de détail de mon corps, de mes habits, de mon visage. Un peu gênant au début, mais comment dire? Bien que très insistant, ces regards ne sont pas agressifs, alors on s'habitue peu à peu, et finalement, on ne les remarque même plus. Ou parfois, je m'amuse à faire pareil..C'est très drôle!

        Mais je m'égare...dans les couloirs du métro...Revenons à la publicité, ce sujet si palpitant qui vous passionne tous, assurément. Sans rire, quand j'ai réalisé qu'il y avait des publicités dans le métro, cela m'a tout d'abord laissé perplexe, puis après la surprise, la nostalgie: le vieux métro parisien, sordide et puant (Ah, la station Madeleine et ses Rocquefort géants qui pendent aux plafonds!) me manque. Attendez! Quand je parle de publicités dans le métro, ce n'est pas sur les murs ou dans les rames...mais dans les tunnels! Oui, des écrans géants qui diffusent des pubs quand le métro roule! La première fois, je me suis dis que j'avais un peu trop abusé sur les "mantou", que je n'étais pas habituée à tant manger, et qu'il fallait sérieusement que je me reprenne en main avant de perdre complètement mes esprits...Puis une deuxième fois, une troisième fois...J'ai compris que le métro parisien n'était vraiment pas à la mode et que je pénétrais pour un an dans les couloirs de la high-tech, des écrans plats dans chaque rame de métro et bus, et des publicités gigantesques. Mais quand je dis "gigantesque", c'est plutôt giiiiiiiiigantesque. Quand je regarde cette pub pour une paire de baskets Nike, à Wangfujing, je ne peux m'empêcher de penser que si elles s'animaient, elles pourraient écraser en un seul mouvement des centaines de Chinois (et moi, arghhhh!). Non, ne vous faite pas de souci pour ma santé mentale, je voulais juste vous faire comprendre à quel point les affiches publicitaires peuvent être grandes!
   
        Et puis les pubs, c'est aussi les démonstrations dans les centres commerciaux. Et quand il fait -8 et qu'il souffle un vent glacial, les centres commerciaux, c'est un peu ma cheminée. Je vous dispenserai d'une description des centres commerciaux (!), mais je peux vous dire que dans ce domaine-là aussi, la France est très vieille (et je pense que c'est tant mieux, personnellement!). Et donc, au hasard de ces promenades commerciales, j'ai pu voir des choses assez drôle. Par exemple, cette fille qui faisait du yoga (une pub pour un centre de fitness je crois), entourée de centaines de personnes....seule en plein centre, du plus plus important centre commercial, du centre de Pékin! Je n'ai pas pu m'empêcher de m'arrêter pour observer cette scène si...chinoise...et kitsch...Mais je ne me suis pas attardée, car je sentais également montée en moi les complexes!

   
        Avant de vous laisser pour tenter de résoudre ces complexes et faire un peu de gym, je me demandais quel métro vous préfériez.Etes-vous plutôt métro du futur (genre "2046"), propre et fonctionnel, ou métro poussiéreux et labyrinthique (ah, Châtelet...)? Et avez-vous des histoires affriolantes à me raconter sur le métro parisien, barcelonais, ou rennois (haha!)? Car pour ce qui est du métro pékinois, je vous assure qu'il m'inspire...je pourrais vous écrire des pages dessus!

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30 novembre 2008

Un week-end à Pékin...

 Encore un week-end qui s'achève...Le plus triste moment de la semaine! Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait un lundi après le dimanche? Juste une fois, une toute petite fois, qu'après dimanche, ce soit samedi...

 Encore un week-end très rempli. Décidément, je n'arrive toujours pas à intégrer dans ma petite tête que les journées ne comportent pas 48h, de même qu'il faut dormir pour être en forme! Tant pis, vous me laisserez trois mois pour hiberner quand je rentrerai!

 Comment commencer un excellent week-end? Oui, vous avez deviné: un restaurant français! Oui, j'entends déjà les critiques d'une de mes meilleures amies: "Quoi, restau français? Tu es en Chine pour manger chinois, avoir des amis chinois...et danser le tango avec des Chinois!". Et ben non! Parfois, juste le temps de quelques heures, on a besoin de se réfugier dans une petite pièce dans laquelle flotte une douce odeur de fromage de chèvre et de romarin, d'huile d'olive et de crème fraîche...Et ça te ressource pour plusieurs semaines! Et puis quand même, c'est mon premier restaurant français en trois mois, pas mal hein! Nous avons donc fêté nos "trois mois" avec une amie française dans ce charmant petit "Café de la poste", et j'ai employé toutes les techniques de méditation à ma portée pour garder en mémoire cette sensation si douce que l'on ressent quand le petit toast aux aubergines, romarin et basilic caresse légèrement le palais...Et ce kir au cassis! Un moment parfait...avant de repartir vers les délicieuses cantines pékinoises.

 Le ventre plein, et les larmes aux yeux (quelle émotion de retrouver notre si douououce France!), nous avons ensuite découvert une autre facette de la vie nocturne pékinoise: un joli petit "bar-hangar" où se produisent des groupes de musique. Un endroit très sympa: des murs en pierres, peu de décorations, une lumière très tamisée, un espace assez petit, et des gens des quatre coins du monde. Groupe de rock italien, puis rock/trip-hop chinois, genre Radiohead/Portishead, avec derrière les musiciens un écran géant qui projetait des images assez hallucinantes. Soirée parfaite, petit dodo...Réveil avec les marteaux picqueurs...à 8h! Un samedi, argh! Ils font des travaux dans ma fac depuis deux mois, la nuit comme le jour...J'ai l'impression qu'ils ne s'arrêtent jamais.

 Samedi après-midi: direction Huguang. Vous savez, ce joli petit théâtre dont je vous ai déjà parlé: tout en bois multicolore, des masques géants à côté de la scène, une cour ravissante avec du lierre et des oiseaux, une maison de thé... J'ai encore une fois eu la chance de me glisser dans les coulisses (c'était l'ami d'une copine chinoise qui jouait l'empereur, hé! entre membres de la famille impériale, ça ne rigole pas) pour observer la préparation des acteurs avant le spectacle. Je suis toujours aussi fascinée par cette métamorphose si rapide: en quelques minutes , un garçon quelconque devient un empereur magnifique et fascinant, avec un maquillage superbe, des étoffes, une coiffe, des chaussures élevées...J'ai observé chaque étape de cette transformation, et je n'ai bien sûr pas lâcher mon appareil photo. Mais celui qui m'a le plus fasciné n'était pas déguisé, ce n'était pas un acteur, mais un vieux monsieur: le professeur. C'est vraiment fascinant de voir son regard perçant se poser sur ses élèves, les conseils qu'il leur donne avant l'entrée en scène, et parfois, sans se gêner, il soulève légèrement le rideau à l'arrière de la scène pour observer les comédiens. Une scène évidemment inimaginable dans un théâtre en France! Mais ici, le rapport au théâtre n'est absolument pas le même. Par exemple, entendez-vous souvent votre voisin au théâtre réciter le texte en même temps que l'acteur qui joue? Impensable, le silence est de rigueur (on se sent même obliger de se retenir de tousser dans certains théâtres prout-prout!)! Et bien quand on assiste à de l'Opéra de Pékin, le spectacle dans la salle est presque aussi intéressant que celui qui se joue sur scène: les gens fredonnent ou chantent carrément, ils bougent leurs visages en rythme avec la musique, boivent du thé, grignotent...

 Samedi soir: Le Fantôme de Canterville d'Oscar Wilde, interprété par une troupe anglaise. Un tout autre registre évidemment que le spectacle précédent (!), mais une même complicité entre les acteurs et la salle. Nous avons beaucoup rit, et personnellement j'en ai profité pour travailler un peu mon anglais et mon chinois (pièce en anglais/ surtitres chinois). Encore une fois, j'ai beaucoup aimé le fait qu'un texte puisse faire rire des gens issus de cultures si différentes. C'est quand même génial d'être unis par le rire!!

 Asie, Europe..Il manquait un peu d'Afrique! Petite soirée afro-soul dans un joli bar à Sanlitun ( le quartier le plus connu pour les restaurants/bars): défilé d'habits africains, expos de peintures et musique africaine. Parfait!

 Réveil difficile...Mais acceptable grâce à la boîte à trésors que ma tante m'a envoyé (des tonnes de fromage et de chocolat!). Assez de force pour aller découvrir un parc près de chez moi. Sur le chemin, un joli marché en plein air, des gens qui cuisinent dehors, d'autres qui se font couper les cheveux (toujours dehors!), des petits pains à la vapeur, des poules et des lapins (et oui, toujours à Pékin!), des enfants qui font leurs exercices d'anglais. Nous nous sommes volontairement perdues, avant de trouver ce petit jardin. Un petit moment sur un banc pour sentir le froid tombé et regarder une dame qui faisait du Taichi et d'autres qui jouaient au badminton. Sur le chemin du retour, petit halte au Wu Mei (mon Franprix d'ici)...Désillusion: rupture de stock de chocapic!...Heureusement qu'il me reste du chocolat à la noix de pécan pour demain matin, gnarck gnarck gnarck...

 

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13 novembre 2008

Petite promenade aux Collines parfumées...

        Ah, je me suis enfin perdue dans les « Collines parfumées » ! Vous savez, quand on apprend une langue étrangère, on a souvent droit à des textes débiles et clichés (« - Hum, c’est bon, c’est quoi ? -   Du camembert. Tu aimes bien ? –Oui, j’aime bien. – En France, on en mange tous les jours.C'est notre habitude." Etc etc). Malheureusement les manuels de chinois ne font pas exception...C'est pourtant si intéressant de débattre sur de "vrais sujets" en chinois (et ils sont nombreux!)! Parfois, en cours, on arrive à faire dévier la conversation...Mais très vite, on revient aux questions essentielles concernant les ordinateurs, les transports et la cigarette.Passionnant. Mais à vrai dire, tout dépend de l'humeur du  moment: il y a des jours où la stupidité de ces textes peut faire sourire, voir rire aux éclats (oui oui oui).
Au fait, au fait, Mademoiselle! J'ai étudié plusieurs textes dans lesquels les personnages vont à "Xiangshan" (ces fameuses Collines parfumées). D'où mystère. Est-ce vraiment comme ils le décrivent? Si impressionnant? Si je n'ai aucun remords à critiquer le caractère profondément inintéressant de ces textes, je dois cependant avouer qu'ils disent vrai sur les "Collines parfumées": c'est magnifique!

       Situées au nord-ouest de Pékin, à une trentaine de kilomètres du centre, ces "collines parfumées"  ne sont pas parfumées, et selon mes propres critères, ce ne sont pas des collines, mais plutôt de petites montagnes.  A cette période de l'année, c'est tout simplement magnifique: les arbres sont rouges, orange, jaunes, les oiseaux chantent, les cascades s'écoulent, les lacs sont immobiles, près des petites tables de pierre et des pavillons multicolores, des enfants jouent... Je sais bien que dit comme ça, ça fait un peu cliclé, mais quoi? Je vous assure que c'était comme ça.  Nous avons marché tout l'après-midi dans la montagne...avec un objectif majeur: fuir les hordes de touristes!
        Car oui, voici le "hic" de notre histoire...Ces "collines parfumées", à ce moment de l'année, sont inondées par des hordes de touristes. Et ce qu'il est important de savoir, c'est que les Chinois ont une conception du tourisme assez...marquée. Je n'aime pas généraliser, mais je pense pouvoir dire que la plupart des Chinois aiment les voyages organisés: genre tous la même casquette, le même imper, et un guide qui hurle en tenant un drapeau multicolore ou une fleur gigantesque. Et franchement, quand on vient se ressourcer sur un site, que ce soit une montagne, un temple, ou autre chose, c'est agréable de se sentir seule. De feindre de croire que l'on est seule, comme dirait l'autre (je donne un indice, ça commence par B....). Ici, impossible... Sur le chemin principal, il y avait même des haut-parleurs immenses qui rappelaient aux groupes où et à quelle heure ils avaient rendez-vous: une voix infect, qui perçait littéralement les tympans, et qui faisaient tristement tâche dans ce si joli paysage.
       Tout n'était donc pas parfait...Mais il nous a suffi de jouer à un jeu que je commence à maîtriser: quel endroit attirera le moins les touristes?  Nous avons donc savourer les couleurs de l'automne, et nous sommes perdues dans les montagnes, plutôt que de visiter les temples et autres sites intéressants sur les collines. Aucun regret, ce fut une ballade parfaite! Une ballade parfaite ponctuée par une surprise parfaite: au pied des collines, un charmant petit café, un cappuccino et des crêpes au chocolat! Oui, je sais bien que pour vous ce n'est pas exotique, et ça fait "tâche" dans ce décor si chinois...mais pour moi, c'est le luxe, la "cerise sur le gâteau" (hum, de quoi suis-je entrain de parler?...je me mets encore l'eau à la bouche!).

       Après la campagne, la ville. Dimanche après-midi: ballade dans les jolis parcs du centre de Pékin: Houhai, Zhonghai, Xihai. Après avoir traversé ces parcs, nous nous sommes promenés sur un marché. Rien de très intéressant à acheter pour nous, seulement "le plaisir des yeux" (comme ils disent au Maroc!), flâner dans les différentes allées, observer des légumes inconnus, répondre aux sourires, et s'étonner de tant de choses. En Chine comme ailleurs, les marchés donnent faim...A force de voir des produits appétissants, le tigre se réveille dans le ventre. Dimanche, petit restaurant musulman du Xinjiang: des brochettes d'agneau cuites sur le charbon, et des brocolis au cacahuètes...Parfait! Retour à Houhai. Pour savourer la vie chinoise, il n'y a rien de mieux, je pense, que de s'asseoir dans un parc et d'observer les gens. Je vous assure que l'on apprend bien plus en quelques heures "de rien" dans un parc chinois, qu'en plusieurs jours de lecture attentive dans une bibliothèque.  Les "vieux" jouent aux dames chinoises assis sur des bancs, autour de tables en pierre, ou sur le sol; les "vieilles"  papotent avec leurs copines près du lac; et souvent, ils "promènent" leurs oiseaux dans leurs cages, et les posent près d'eux, le temps d'un jeu ou d'une discussion. A côté parfois, des petits garçons et des petites filles, avec des pantalons fendus au niveau des fesses (cherchez des photos, c'est très rigolo!); beaucoup d'amoureux; des gens qui chantent et dansent; d'autres qui font du Taiji; certains mangent des brochettes (à n'importe quelle heure de la journée), et d'autres, seuls, se mettent soudain à faire de la gymnastique ou à chanter. Je vous assure que c'est comme ça, et cela peut sembler étrange, mais il y a une forme de liberté que l'on ne retrouve pas en France. J'ai l'impression que le regard de l'autre  est beaucoup moins "pesant" qu'en France. Evidemment, les pressions existent aussi ici, et sont d'un autre ordre. Quoi qu'il en soit, si vous voulez chanter dans la rue ici, pas de problème! Dansez! Sautez!

       En parlant de danse, j'ai enfin trouvé un café où danser le tango! C'est super, nous ne sommes pas très nombreux et  les gens viennent des quatre coins du monde. Et j'ai aussi commencé le yoga! ça c'est une autre histoire...Quand je regarde les Chinoises autour de moi, je me sens tristement rouillée...Alors je force...Et le lendemain, je suis coincée! En attendant , je vais être raisonnable...je vais m'assouplir le poignet: je vais écrire mes caractères!

 

Posté par xiaonanane à 10:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]